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Secteur privé : fin de l'arrêt de travail pour maladie
Mise à jour le 21.06.2011 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Principe
Principe
À l'issue d'un arrêt de travail pour raison de santé, le salarié est soumis, dans certains cas, à un examen médical et, selon son état de santé, reprend ses fonctions, bénéficie d'un reclassement ou peut être licencié.
Examen médical de reprise du travail
Le salarié bénéficie obligatoirement d'un examen médical de reprise de travail par le médecin du travail :
-
à l'issue d'un arrêt de travail pour maladie ou accident non professionnel d'une durée d'au moins 21 jours,
-
à l'issue d'un arrêt de travail pour accident du travail d'une durée d'au moins 8 jours,
-
à l'issue d'un arrêt de travail pour maladie professionnelle,
-
en cas d'absences répétées pour raisons de santé.
Cet examen médical a lieu le jour de la reprise du travail ou au plus tard au cours des 8 jours suivants.
Il a pour objet d'apprécier l'aptitude physique du salarié à reprendre son ancien emploi et éventuellement la nécessité d'une adaptation des conditions de travail ou/et d'une réadaptation du salarié.
Lorsqu'une altération de l'aptitude physique du salarié est prévisible, un examen médical de préreprise peut être demandé, préalablement à la reprise du travail, afin de faciliter la recherche de solutions.
Cet examen médical de préreprise peut être demandé par :
-
le salarié,
-
ou son médecin traitant,
-
ou le service du contrôle médical de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du salarié.
L'avis du médecin du travail est à nouveau demandé, lors de la reprise effective de travail.
Fin de la suspension du contrat de travail
En l'absence d'examen médical obligatoire de reprise
Lorsque le salarié n'est pas soumis à l'examen médical obligatoire de reprise du travail, la suspension du contrat de travail prend fin à la date d'expiration de l'arrêt de travail établi par le médecin et le salarié doit reprendre son travail à la date prévue par son arrêt de travail.
Par exemple, pour un arrêt de travail du 4 au 12 avril, le contrat de travail est suspendu du 4 au 12 avril inclus et le salarié doit reprendre son travail le 13 avril au matin.
En cas d'examen médical obligatoire de reprise
Lorsque le salarié est soumis à l'examen médical obligatoire de reprise du travail, la suspension du contrat de travail prend fin à la date de cet examen médical.
Lorsqu'il y a eu un examen de préreprise, c'est l'examen médical de reprise, et non cet examen de préreprise, qui met fin à la suspension du contrat de travail.
Si l'examen médical de reprise n'a pas lieu le jour même de la reprise du travail, le contrat de travail reste suspendu jusqu'à la visite médicale de reprise, même si l'avis d'arrêt de travail prescrit par le médecin a pris fin. Dans ce cas, l'absence du salarié entre la fin de son arrêt de travail et l'examen médical de reprise n'est pas une cause de licenciement.
Avis rendus par le médecin du travail
À l'issue de l'examen médical de reprise, le médecin du travail peut rendre :
-
un avis d'aptitude à reprendre l'emploi précédent ou, à défaut, un emploi équivalent.
L'avis d'aptitude peut être assorti de réserves (par exemple : conduite automobile professionnelle déconseillée). Un avis d'aptitude avec réserves n'équivaut pas à un avis d'inaptitude et l'employeur ne peut en conséquence dans ce cas, ni procéder au reclassement du salarié, ni engager de licenciement pour inaptitude. En cas de contestation de cet avis, l'employeur ou le salarié peuvent saisir l'inspecteur du travail.
-
un avis d'inaptitude : le salarié est alors soit reclassé dans un emploi adapté à ses capacités, soit licencié si son employeur est dans l'incapacité de lui fournir un tel emploi.
L'inaptitude est prononcée par le médecin du travail au regard des emplois de l'entreprise. En conséquence, l'inaptitude à tout emploi dans l'entreprise ne signifie pas forcément inaptitude au travail. Aussi, même en cas d'avis d'inaptitude à tout emploi dans l'entreprise, le juge considère que l'employeur doit rechercher les possibilités de reclassement.
Avis d'inaptitude
Le médecin du travail est seul compétent pour établir l'inaptitude d'un salarié.
Ni le médecin traitant, ni le médecin conseil de la Sécurité sociale ne peuvent déclarer un salarié inapte.
Ainsi, le salarié auquel le médecin traitant a établi un certificat médical d'inaptitude doit se soumettre à un examen médical par le médecin du travail.
L'inaptitude d'un salarié (à occuper son poste de travail ou tout poste de travail dans l'entreprise) ne peut être établie par le médecin du travail qu'au terme de 2 examens médicaux espacés d'au moins 2 semaines (accompagnés si nécessaire d'examens complémentaires).
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Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) Pour toute information sur les contrôles médicaux
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Direction des ressources humaines Pour toute information sur les examens médicaux de reprise
Références
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Code du travail
: Articles à consulter : L4624-1, R4624-21, R4624-22
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Code de la sécurité sociale
: Article à consulter : L321-1
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