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Ecoutes téléphoniques administrativesMots-clés les plus souvent tapés
Tous les mots-clésLe secret des correspondances téléphoniques est garanti par la loi.
L'administration ne peut pas écouter les conversations téléphoniques des particuliers, sauf à titre exceptionnel pour des affaires intéressant :
la sécurité nationale,
la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France,
la prévention du terrorisme,
la prévention de la criminalité et de la délinquance organisées,
la prévention de la reconstitution ou du maintien des groupes de combat et milices privées dissous.
Les écoutes administratives doivent être distinguées :
des écoutes judiciaires, qui sont ordonnées par un juge dans le cadre d'une instruction judiciaire,
des écoutes "sauvages" pratiquées dans un cadre privé (particuliers, entreprises ...), qui sont totalement illégales et peuvent faire l'objet de poursuites judiciaires .
L'autorisation de pratiquer des écoutes téléphoniques est accordée par décision écrite et motivée du Premier ministre (ou de l'une des 2 personnes qu'il a spécialement désignées).
Elle est donnée sur proposition écrite et motivée des ministres en charge de la défense, de l'intérieur ou des douanes (ou de l'une des 2 personnes que chacun d'eux a déléguées).
Les enregistrements sont détruits, sous l'autorité du Premier ministre, à l'expiration d'un délai de 10 jours au plus tard à compter de la date où ils ont été effectués.
Un procès verbal de la destruction est rédigé.
Dans les correspondances interceptées, seuls les renseignements en relation avec les affaires d'intérêt public citées ci-dessus (sécurité nationale, prévention du terrorisme....) sont transcrits.
Ces transcriptions sont détruites dès que leur conservation n'est plus nécessaire. Un procès verbal est également dressé.
La personne qui soupçonne faire l'objet d'une écoute téléphonique administrative doit s'adresser à la Commission Nationale de Contrôle des Interceptions de Sécurité (CNCIS).
Cette commission vérifie si une écoute est en cours, demande son interruption si elle ne remplit pas les conditions légales. Elle informe le demandeur que les vérifications ont été effectuées.
Suite à une réclamation, elle peut aussi informer le procureur de la République de toute infraction à la réglementation.