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Contraception d'urgence
Mise à jour le 17.01.2012 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Principe
Principe
Le recours aux médicaments contraceptifs d'urgence, appelés également "pilule du lendemain", doit intervenir le plus rapidement possible après un rapport sexuel non protégé ou mal protégé (exemples : rupture ou glissement du préservatif), dans les 72 heures qui le suivent.
Ces médicaments sont délivrés en pharmacie ainsi qu'en milieu scolaire.
Délivrance en pharmacie
La délivrance de la contraception d'urgence en pharmacie est libre et n'est donc pas soumise à prescription médicale. Dans ce cas, elle n'est pas remboursée par l'assurance maladie, le remboursement n'étant possible que sur prescription d'un médecin.
Toutefois, les jeunes femmes mineures peuvent y accéder directement de façon anonyme et gratuite sur simple déclaration de leur minorité. Dans ce cas, le pharmacien obtient le remboursement du médicament auprès de l'assurance maladie, sans avoir à vérifier l'identité de la personne, ni sa carte vitale le cas échéant.
Il est également tenu de délivrer un message de prévention auprès de la mineure, notamment sur les risques d'infections ou de maladies sexuellement transmissibles, et de le faire avec la plus grande discrétion, à l'écart des autres personnes présentes.
Délivrance en milieu scolaire
En milieu scolaire, la délivrance de ces produits aux élèves mineures ou majeures peut être effectuée par une infirmière (ou un infirmier) en cas d'urgence absolue, si un médecin ou un centre de planification ou d'éducation familiale n'est pas immédiatement accessible.
Un entretien préalable doit intervenir entre l'infirmière et l'élève dans un local permettant de respecter la confidentialité.
Il permet d'évaluer la situation, de proposer toutes solutions adaptées (notamment la consultation d'un médecin) et de rappeler que cette délivrance ne peut se substituer à une contraception régulière.
Pour les élèves mineures, il est également proposé de s'entretenir avec un des titulaires de l'autorité parentale ou un représentant légal. L'élève peut toutefois le refuser.
Dans le cas où la délivrance du produit à une élève mineure apparaît nécessaire, l'infirmière doit s'assurer de la prise effective et du respect de la posologie. Dans tous les cas, un compte rendu écrit est conservé par l'établissement.
Un suivi des élèves concernées doit être conseillé par l'infirmière qui les oriente pour cela vers un organisme compétent (un centre de planification familial par exemple).
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3224 - Fil santé jeunes
Par téléphone : 3224 (gratuit depuis un poste fixe)
+33 (0) 1 44 93 30 74 (depuis un forfait mobile)
7 jours/7 de 8h à minuit.
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3224 - Fil santé jeunes
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Centre d'information sur les droits des femmes (CIDF) Pour obtenir des informations
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Centre de plannification familiale - Format pdf ou xml Pour obtenir des informations
Références
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Code de la santé publique
: Articles L5134-1 et L5134-3, L2311-1 à L2311-6, D5134-1, D5134-3, D5134-5 à D5134-10
Compléments
Pour en savoir plus
- Carte des centres de planification ou d'éducation familiale par région Ministère en charge de la santé
Sites internet publics
- www.choisirsacontraception.fr Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES)
- www.contraceptions.org Association Française pour la Contraception
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