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Contrat de travail temporaire ou d'intérim : rémunération du salarié
Contrats de travail dans le secteur privé
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Tous les mots-clésLa rémunération du salarié est au moins égale à celle que percevrait (après période d'essai) un autre salarié de l'entreprise utilisatrice, de qualification équivalente et occupant le même poste de travail.
Elle ne peut pas être inférieure à celle prévue au contrat de mise à disposition.
Le paiement des jours fériés est dû indépendamment de l'ancienneté du salarié dès lors que les autres salariés de l'entreprise utilisatrice en bénéficient.
En cas de non respect du principe d'égalité de rémunération, l'entreprise de travail temporaire est passible d'une amende de 3 750 € , majorée en cas de récidive et/ou d'une peine de prison.
Au terme de chaque mission, le salarié doit percevoir, en complément de son salaire, une indemnité de fin de mission au moins égale à 10 % de la rémunération totale brute, renouvellement du contrat inclus.
L'indemnité de précarité n'est cependant pas due :
dans le cadre des périodes passées en stages de formation, en bilan de compétences ou en action de validation de l'expérience, à l'initiative de l'employeur (plan de formation de l'entreprise ou actions qualifiantes destinées aux jeunes de 16 à 25 ans) ou à l'initiative du salarié (congé individuel de formation ou congé bilan de compétences),
si le contrat de mission est conclu dans le cadre d'un contrat d'insertion-revenu minimum d'activité (CI-RMA),
si le contrat est rompu à l'initiative du salarié,
si le contrat est rompu pour faute grave ou pour force majeure
dans le cadre d'emplois saisonniers ou d'emplois pour lesquels il est d'usage de ne pas faire appel au CDI (en raison de la nature de l'activité et du caractère temporaire de l'emploi), si un accord collectif étendu entre les organisations professionnelles d'employeurs et de salariés de la branche de travail temporaire, ou si une convention ou un accord conclu au sein d'entreprises ou d'établissements de cette branche de travail temporaire le prévoit.
Le salarié temporaire a droit à une indemnité compensatrice de congés payés pour chaque mission qu'il effectue, quelle qu'en ait été la durée.
Cette indemnité est au moins égale à 10 % du total de sa rémunération brute, indemnité de fin de mission comprise.
L'indemnité est versée à la fin de la mission.
Sont prises en compte et assimilées à une mission, à condition que le point de départ se place au cours d'une mission, les périodes :
de suspension du contrat pour maternité et adoption ;
les interruptions pour cause d'accident du travail ou de maladie professionnelle, dans la limite d'une durée ininterrompue d'un an ;
le rappel sous les drapeaux.
Si le salarié intérimaire est mis à la disposition d'une entreprise de bâtiment ou de travaux publics, il peut bénéficier d'une indemnité pour intempéries, dès lors que les salariés de l'entreprise utilisatrice, occupés sur le même chantier, en bénéficient.
Cette indemnité n'est soumise à aucune condition d'ancienneté.
Le salarié intérimaire bénéficie d'une indemnité complémentaire à celle servie par la Sécurité Sociale
Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP)
Organisations syndicales
Références
: Articles à consulter : L1251-18 à L1251-20, L1251-32 et L1251-33, L1254-1 à L1254-10