En principe, le conjoint survivant a le droit à 54% de la pension (retraite de base) dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier l'assuré décédé (sans tenir compte des majorations de sa retraite : majoration pour enfants, pour conjoint etc.). Ce montant est toutefois réduit si, en l'ajoutant aux autres ressources, on dépasse le plafond de ressources.
Le montant annuel minimum est fixé à 3.193,80 € depuis le 1er avril 2009 (soit 266,15 € par mois), à condition que l'assuré décédé ait acquis au moins 60 trimestres d'assurance. Sinon une réduction du minimum est opérée.
Attention : le montant de la pension de réversion n'est pas définitivement acquis. Il peut être révisé et notamment réduit pour tenir compte d'une évolution des ressources du bénéficiaire ou de son ménage.
A savoir : la pension de réversion peut être partagée entre conjoint et ex-conjoints. Le partage est proportionnel à la durée de chaque mariage.
Depuis le 1er janvier 2010, la pension de réversion est majorée de 11,1 %, sous certaines conditions :
le conjoint survivant doit être âgé d'au moins 65 ans,
il doit faire valoir tous ses droits à retraite (personnelle et de réversion à l'ensemble des régimes de base et complémentaires, français et étrangers...),
le montant total trimestriel des retraites de l'assuré ne doit pas dépasser 2.400 € (montant au 1er janvier 2010). Lorsque le montant total des pensions et de la majoration dépasse ce plafond, la majoration est réduite du montant du dépassement.
Les pensions retenues sont celles des 3 mois qui précèdent le point de départ de la majoration.
En cas de changement dans le montant des pensions, le bénéficiaire d'une majoration de pension de réversion doit le signaler à sa caisse de retraite.
A noter : la pension de réversion peut être augmentée de diverses majorations (pour enfants élevés, pour enfants à charge, pour conjoint à charge, pour tierce personne), selon les conditions d'attribution de chacune d'entre elles.
CNAV, plate-forme téléphonique régionale
Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV)