Navigation interne
Vos droits et démarches
-
Contraception, interruption de grossesse
- Contraception
- Contraception d'urgence
- Interruption volontaire de grossesse (IVG)
- Interruption médicalisée de grossesse (IMG)
- Comment faire si...
- Tous les dossiers de A à Z
- Agenda des démarches
- Glossaire
- Textes officiels
Publicité
Interruption volontaire de grossesse (IVG)
Mise à jour le 25.04.2012 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Principe
Principe
L'avortement est accessible à toute femme en situation de détresse du fait de sa grossesse.
La femme est seule juge de cette situation et est libre de sa décision.
La pratique de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est réglementée et plusieurs étapes doivent être respectées, avant et après l'intervention.
Conditions légales
Le délai légal d'avortement est fixé en France à la fin de la 12ème semaine de grossesse, soit 14 semaines après le 1er jour des dernières règles.
La jeune fille mineure non émancipée doit en principe avoir l'autorisation d'un représentant légal mais elle doit donner son propre consentement en dehors de la présence de ses parents.
Si le dialogue familial est impossible, la jeune fille peut se passer de l'autorisation parentale. Elle doit dans ce cas, se faire accompagner par une personne majeure de son choix (adulte de son entourage ou membre du planning familial par exemple). Le rôle de cet adulte est de l'accompagner et de la soutenir psychologiquement.
Consultations préalables et postérieures à l'intervention
Première consultation médicale
Le médecin procède à un examen clinique, il informe la patiente des différentes méthodes et lui présente les risques et les effets secondaires potentiels. Il doit également lui remettre un dossier-guide qui comprend :
-
le rappel de la règlementation,
-
la liste des établissements autorisés à pratiquer l'IVG et leurs adresses,
-
la liste des établissements d'information, de consultation et de conseil familial, des centres de planification et d'éducation familiale, des services sociaux et d'autres organismes agréés.
Le médecin peut également proposer un dépistage de maladies sexuellement transmissibles (MST) et prescrire un futur mode de contraception.
Dans tous les cas, il est conseillé de prendre rendez-vous le plus tôt possible, compte tenu des délais d'attente.
À savoir : un médecin n'est pas tenu de prendre en charge lui-même la demande d'IVG. Il doit dans ce cas en informer immédiatement la femme qui en fait la demande et l'orienter, en lui donnant le nom de confrères susceptibles de réaliser l'intervention, que ce soit en établissement ou en médecine de ville.
Entretien psycho-social
Il permet d'apporter une assistance et des conseils appropriés à la situation de la femme enceinte. Chaque fois que cela est possible, celle-ci est invitée à s'y rendre avec son compagnon.
Cet entretien est systématiquement proposé aux femmes majeures ou mineures émancipées, mais il reste facultatif. En revanche, il est obligatoire pour les mineures non émancipées, et fait alors l'objet de la remise d'une attestation d'entretien, indispensable pour procéder à l'IVG.
Cette consultation a lieu en principe dans le courant de la semaine suivant la consultation médicale.
Quelle que soit la situation, elle doit intervenir au moins 48 heures avant l'IVG.
Dans les hôpitaux publics, les centres d'IVG doivent proposer des permanences destinées à ce type d'entretien, afin de permettre à la femme enceinte d'accomplir l'ensemble des démarches.
2ème consultation médicale
Elle a lieu 7 jours minimum après la première.
Ce délai peut toutefois être réduit si le seuil des 12 semaines de grossesse risque d'être dépassé.
Lors de cette consultation, la femme remet au médecin la confirmation écrite de sa demande d'IVG. La jeune femme mineure doit en outre présenter l'attestation d'entretien.
Si le médecin est habilité à pratiquer l'IVG, il peut dès lors la réaliser. Mais si la patiente souhaite la faire pratiquer par un autre médecin, il doit alors lui délivrer un certificat attestant qu'elle s'est conformée aux consultations préalables.
Visite de contrôle après l'intervention
Une consultation de contrôle et de vérification de l'IVG est réalisée entre le 14ème jour et le 21ème jour suivant l'intervention. Le médecin ou la sage-femme envisage avec la patiente un moyen de contraception adapté à sa situation.
Méthodes d'interruption volontaire de grossesse
Méthode instrumentale ou "chirurgicale"
Elle est exclusivement pratiquée en établissement de santé et nécessite dans la plupart des cas, une hospitalisation inférieure ou égale à 12 heures. Cette méthode requiert différents moyens, le plus courant étant l'aspiration. Elle est pratiquée sous anesthésie locale ou générale.
Méthode médicale ou "médicamenteuse"
Elle est réalisée en 2 prises éloignées de médicaments, l'un interrompant la grossesse, l'autre provoquant des contractions et l'expulsion de l'embryon. Elle peut être pratiquée en médecine de ville, en établissement de santé ou en centre de planification familiale.
L'IVG médicale est obligatoirement réalisée en établissement au-delà de la fin de la 5ème semaine de grossesse (7ème semaine après le début des dernières règles).
Coût
Coût forfaitaire d'une IVG chirurgicale
-
Dans un établissement public ou privé à but non lucratif : de 250 € à 390 € ,
-
Dans un établissement privé à but lucratif : de 300 € à 450 € .
Ces prix sont indicatifs. Ils peuvent varier en fonction de la durée de l'hospitalisation, du recours à l'anesthésie locale ou générale.
Coût forfaitaire d'une IVG médicamenteuse
-
À l'hôpital : 257 € ,
-
Dans un établissement de santé privé : entre 260 € et 270 € ,
-
Dans un cabinet médical : 190 € .
Ce forfait comprend la consultation durant laquelle la patiente remet la confirmation de sa demande par écrit, les consultations d'administration des médicaments, le coût de ces médicaments et la consultation de contrôle et de vérification.
Remboursement
Règle générale
L'IVG pratiquée en établissement est remboursée à 80 % par l'assurance maladie.
L'IVG médicamenteuse pratiquée en médecine de ville ou en consultation externe d'un établissement hospitalier est prise en charge à 70 %.
La différence (ticket modérateur) reste à la charge de l'assurée ou de sa mutuelle, si celle-ci le prévoit.
Pour les bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), la prise en charge est de 100 %.
Prise en charge intégrale pour une mineure sans consentement parental
Aucune demande de paiement n'est présentée pour les dépenses relatives aux consultations médicales et sociales, à la consultation préanesthésique, aux frais de soins et d'hospitalisation ou relatifs à une IVG par mode médicamenteux.
Les documents nécessaires au remboursement des praticiens sont établis selon une procédure spéciale et anonyme.
Aide médicale de l'État (AME)
Les femmes en situation irrégulière résidant en France depuis plus de 3 mois peuvent bénéficier de l' aide médicale de l'État (AME).
La prise en charge est de 100% dans la limite des tarifs de la Sécurité sociale.
L'assistante sociale du service hospitalier peut les aider dans cette démarche.
Références
-
Code de la santé publique : articles L2212-1 à L2212-11
-
Code de la santé publique
: Articles à consulter : R2212-1 à R2212-19
-
Arrêté du 23 juillet 2004 relatif aux forfaits afférents à l'interruption volontaire de grossesse
Compléments
Pour en savoir plus
- Guide de l'interruption volontaire de grossesse pour les femmes Ministère en charge de la santé
Sites internet publics
- www.planning-familial.org Mouvement français pour le planning familial
Ecouter
Blogmark
Wikio
Del.icio.us
Yahoo
Digg
Viadeo
Facebook
Google
Twitter
Netvibes
mon.vie-publique.fr