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Conclusion d'un pacte successoralMots-clés les plus souvent tapés
Tous les mots-clésLe pacte successoral est une convention qui permet à un héritier réservataire (enfant) de renoncer à exercer une action en justice, appelée "action en réduction", en cas d'atteinte à sa réserve héréditaire (part minimale de la succession attribuée aux héritiers réservataires), par l'effet d'une libéralité (don, legs).
La renonciation peut porter soit sur une fraction abstraite de la part de réserve du renonçant, soit sur un bien déterminé. Le ou les bénéficiaires de la renonciation doivent impérativement être désignés dans la convention.
A noter : le renonçant conserve sa qualité d'héritier. Il ne s'agit pas d'une renonciation à la succession.
La renonciation est établie par un acte notarié.
Elle est signée par le renonçant et celui dont il a vocation à hériter en présence de deux notaires.
L'acte doit préciser les conséquences de la renonciation pour le renonçant.
La renonciation ne constitue pas une libéralité au profit du ou des bénéficiaires.
Lorsque le défunt n'a pas exercé la liberté supplémentaire de disposer, le pacte de renonciation est caduc.
Le pacte est nul lorsque le consentement du renonçant a été vicié par l'erreur, le dol ou la violence.
Le renonçant ne peut demander la révocation de sa renonciation que si :
celui dont il a vocation à hériter ne remplit pas ses obligations alimentaires envers lui,
au jour de l'ouverture de la succession, il est dans un état de besoin qui disparaîtrait s'il n'avait pas renoncé à ses droits réservataires,
le bénéficiaire de la renonciation s'est rendu coupable d'un crime ou d'un délit contre sa personne.
Il doit saisir le juge du tribunal de grande instance.
Il convient de s'adresser :
à un notaire,
à la chambre départementale des notaires.
Tribunal de grande instance (TGI)
Ministère de la justice et des libertés
Références