Accueil
> Famille >
Enfant >
Garde d'enfants >
Rupture du contrat de travail de l'assistant(e) maternel(le)Au cours ou à lissue de la période d'essai, le parent employeur ou l'assistant(e) maternel(le) peut rompre librement le contrat, sans procédure particulière.
Aucune des 2 parties ne peut prétendre à une quelconque indemnisation.
Lassistant(e) maternel(le) qui décide de ne plus accueillir l'enfant peut rompre son contrat en présentant sa démission par lettre recommandée avec accusé de réception.
Lorsque lenfant lui était confié depuis au moins 3 mois, lassistant(e) maternel(le) doit accomplir un préavis d'un mois, à moins que l'employeur n'accepte d'abréger cette durée.
La date de 1ère présentation de la lettre recommandée fixe le point de départ du préavis.
Principe
Le parent employeur qui décide de ne plus confier son enfant à lassistant(e) maternel(le) doit lui notifier sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception ; cette lettre doit être motivée.
Les assistant(e)s maternel(le)s ne bénéficient pas dun entretien préalable.
Sauf en cas de faute grave, de faute lourde, de suspension ou de retrait de son agrément, lassistante maternelle a droit à un préavis de :
15 jours calendaires si elle a au moins 3 mois d'ancienneté avec l'employeur,
1 mois calendaire si elle a au moins 1 an d'ancienneté.
La date de 1ère présentation de la lettre recommandée fixe le point de départ du préavis.
La période de préavis ne se cumule pas avec une période de congés payés.
Lorsque la rupture est due à la suspension ou au retrait de l'agrément de lassistant(e) maternel(le), les charges liées à la rupture du contrat de travail ne sont pas supportées par le particulier employeur.
Inexécution du préavis
La période de préavis ne se cumule pas avec une période de congés payés.
Lorsque le préavis n'est pas effectué, la partie responsable de son inexécution doit verser à l'autre partie une indemnité égale au montant de la rémunération qu'aurait perçue lassistant(e) maternel(le) sil avait travaillé.
Indemnité de licenciement
En cas de rupture du contrat à linitiative de lemployeur, lassistant(e) maternel(le) titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée, justifiant dune année d'ancienneté ininterrompue au service du même particulier employeur, a droit, sauf en cas de faute grave, à une indemnité de licenciement.
Le code du travail et la convention collective nationale des assistant(e)s maternel(le)s prévoient des modalités différentes de calcul de cette indemnité.
Sauf à ce que le juge adopte une position définitive contraire, il est recommandé aux particuliers employeurs de verser l'indemnité de licenciement applicable la plus favorable aux salarié(e)s, c'est-à-dire selon les modalités de calcul fixées par le code du travail.
Que la rupture du contrat soit à l'initiative de l'employeur ou à l'initiative de lassistante maternelle, lorsque le contrat de travail est rompu avant que lassistante maternelle ait pu bénéficier de la totalité des congés annuels auxquels elle avait droit, elle reçoit, sauf en cas de faute lourde, pour la fraction de congé dont elle n'a pas bénéficié, une indemnité compensatrice.
Les 2 parties peuvent décider dun commun accord de rompre le contrat par rupture conventionnelle.
L'employeur doit délivrer à l'assistant(e) maternel(le) :
un certificat de travail précisant les dates de début et de fin du contrat ainsi que la nature de l'emploi,
une attestation ASSEDIC, permettant à lassistant(e) maternel(le) de faire une demande dallocation chômage.
Références
: Articles à consulter : L423-7, L423-24, L423-25, L423-26, L423-27
: Articles à consulter : L1234-5, L1234-9, R1234-2
Pour accéder au formulaire de recherche du relai le plus proche
Caisse nationale des allocations familiales (CNAF)
Fédération des particuliers-employeurs de France