Vos droits et démarches

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Séjour au-delà de 3 mois en France des travailleurs européens et suisses

Mise à jour le 02.05.2011 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Principe

Le citoyen de l'Espace économique européen (EEE) ou suisse est libre de séjourner et de travailler en France.

Il peut exercer toute activité professionnelle salariée ou non salariée dans les mêmes conditions que le citoyen français (sauf certains emplois publics et, pour les professions réglementées, sous réserve de la reconnaissance ou de l'équivalence des qualifications professionnelles).

Il n'a pas à détenir de titre de séjour, ni de titre de travail.

Après plus de 5 ans en France, il peut obtenir un droit de séjour permanent.

Nationalités exclues

La liberté de circulation et de séjour ne concerne pas le travailleur bulgare ou roumain, qui reste soumis à des mesures restrictives pendant une période transitoire.

Formalités à l'installation en France

Le citoyen européen ou assimilé, qui souhaite s'installer en France, doit être muni d'un titre d'identité ou d'un passeport en cours de validité.

Il ne doit pas représenter une menace pour l'ordre public.

Séjour durant les 5 premières années

Conditions pour un droit au séjour

Pour disposer d'un droit au séjour en qualité de "travailleur", le citoyen européen ou assimilé doit pouvoir justifier l'exercice d'une activité professionnelle en France.

Toutefois, même s'il n'exerce plus d'activité, le travailleur peut conserver son droit au séjour dans certaines situations, notamment en cas d'incapacité de travail temporaire ou de chômage involontaire. Parfois, le droit est limité à une période de 6 mois.

Demande facultative de carte de séjour

Le travailleur européen ou assimilé n'est pas obligé de posséder un titre de séjour. Toutefois, s'il en fait la demande,   l'administration française a l'obligation d'instruire son dossier.

Si les conditions pour un droit au séjour sont remplies, une carte de séjour "CE- toutes activités professionnelles" est délivrée.

La durée de cette carte est au maximum de 5 ans. Elle est égale à la durée du contrat de travail du demandeur ou, pour le travailleur non salarié, à la durée de l'activité professionnelle prévue.

Après 5 ans de séjour

Droit au séjour permanent

Le citoyen européen ou assimilé, qui a résidé de façon légale et ininterrompue en France pendant les 5 années précédentes, acquiert un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français.

A l'issue de cette période, il n'a plus besoin de justifier les conditions de son séjour (statut de travailleur ou non). Il peut demeurer définitivement en France, sous réserve de ne pas représenter une menace grave pour l'ordre public.

Continuité du séjour et preuve du droit au séjour

La continuité du séjour sur les 5 ans peut être prouvée par tout moyen (par exemple, documents provenant d'administrations ou d'organismes privés).

Certaines absences sont autorisées : les absences temporaires ne dépassant pas 6 mois par an, les absences pour l'accomplissement des obligations militaires ou une absence de 12 mois consécutifs maximum pour une raison importante telle qu'une maladie grave, des études ou un détachement professionnel à l'étranger par exemple.

La continuité du séjour est interrompue par l'exécution de toute mesure d'éloignement.

Le droit au séjour sur les 5 années précédentes peut aussi être prouvé par tout moyen (contrat de travail, attestation de Pôle emploi, inscription au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, bail à usage professionnel...).

À noter : la personne, qui a été titulaire d'une carte de séjour de 10 ans en qualité de travailleur ou bénéficiaire du droit de demeurer ou du droit d'établissement (en vertu des anciens textes européens), n'a pas à prouver son droit au séjour.

Dérogation pour les travailleurs ayant cessé leur activité en France

Certaines catégories de travailleurs acquièrent, avant le délai de 5 ans de séjour précité, un droit au séjour permanent.

Il s'agit, sous certaines conditions, des personnes qui ont cessé de travailler à la suite d'une incapacité permanente de travail  ou  pour percevoir leur retraite et des travailleurs frontaliers.

Perte du droit au séjour permanent

Le droit au séjour permanent se perd en cas d'absence de France de plus de 2 années consécutives.

Carte de séjour permanent

La personne, qui a acquis un droit au séjour permanent en France, peut demander une carte de séjour "CE - séjour permanent - toutes activités professionnelles".  

Cette carte n'est pas obligatoire.

Elle est renouvelable de plein droit.

Liste des définitions présentes sur la page
  • Professions réglementées
    Professions dont l'exercice est subordonné à la possession d'un diplôme ou à une autre condition formelle de qualification

Pays de l'Espace économique européen (EEE) – 23.03.2010

  • Allemagne

  • Autriche

  • Belgique

  • Bulgarie

  • Chypre

  • Danemark

  • Espagne

  • Estonie

  • Finlande

  • France

  • Grèce

  • Hongrie

  • Irlande

  • Islande

  • Italie

  • Lettonie

  • Liechtenstein

  • Lituanie

  • Luxembourg

  • Malte

  • Norvège

  • Pays-Bas

  • Pologne

  • Portugal

  • République tchèque

  • Roumanie

  • Royaume-Uni

  • Slovaquie

  • Slovénie

  • Suède