Que faire devant une situation de maltraitance d'une personne âgée ?

Mise à jour le 23.09.2014 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) et Ministère en charge de la justice

La maltraitance ou les mauvais traitements infligés à des personnes âgées, particulièrement vulnérables et dépendantes, doivent être signalés par quiconque en a eu connaissance.

Cas de maltraitance

La maltraitance s'entend de toutes les formes de violences physiques ou psychologiques

Un comportement passif, s'il nuit à la personne âgée, est considéré comme de la maltraitance : priver de soins, d'alimentation, abandon dans un lieu quelconque...

Ces actes sont punis quelque soient leurs auteurs : famille, personnel médical ou de la maison de retraite...

Signalement de la maltraitance

Auteurs du signalement

Toute personne non tenue au secret professionnel connaissant une personne âgée maltraitée doit alerter les autorités quelque soit la gravité de la situation.

Toute personne tenue au secret professionnel (un médecin par exemple) doit également alerter les autorités :

  • s'il y a privation (de soins, d'aliments) ou sévices (physiques ou psychologiques),

  • s'il y a un risque de suicide ou d'atteinte à la vie d'autrui par usage d'une arme.

L'agent hospitalier ou d'une maison de retraite qui a dénoncé un cas de maltraitance dans son établissement ne peut pas subir de sanctions en raison de son signalement.

À savoir : l'accord de la victime n'est pas requis dès lors que la personne maltraitée n'est pas en mesure de se protéger elle-même en raison d'une incapacité physique ou psychique.

Personnes à alerter

Il convient de saisir :

  • l'administration (préfet, directeur départemental chargé de la cohésion sociale (ex-DDASS), médecin inspecteur de la santé, travailleurs sociaux, etc.),

  • ou de saisir le procureur de la République ou son substitut.

Pour choisir entre toutes ces possibilités, il est possible d'appeler le centre de contact téléphonique spécialisé 3977.

Contenu du signalement

L'auteur du signalement doit dévoiler toute information relative à la maltraitance dont il a connaissance.

Par exception, seul un médecin n'est tenu qu'au signalement des faits constatés : il n'a pas à dénoncer leur auteur, même s'il le connaît.

Sanctions en cas de non-signalement

La non-dénonciation d'une maltraitance malgré l'obligation peut être punie de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 €  d'amende.

Où s'adresser ?

    • Maltraitance des personnes âgées et des personnes handicapées - 3977 Pour s'informer

      Écoute, soutien et aides destinées aux personnes âgées et handicapées, aux personnes prenant soin de personnes âgées ou handicapées, et aux témoins de maltraitances à leur encontre.

      Par téléphone : 3977 (prix d'un appel local depuis un poste fixe)
      Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h

  • Direction départementale en charge de la cohésion sociale (DDCS), ex-DDASS Pour signaler un cas de maltraitance Ministère en charge de la santé

  • Préfecture Pour signaler un cas de maltraitance Ministère en charge de l'intérieur

Références

  • Procureur de la République
    Magistrat qui, à la tête du parquet (ou ministère public) auprès d'un tribunal de grande instance (TGI), est notamment destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.