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Aides publiques à la presse écrite

Mise à jour le 23.01.2015 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Des aides pour les éditeurs et les diffuseurs de presse soutiennent le développement de la diffusion et la diversification vers le multimédia des entreprises de presse. Ce régime spécifique est réservé aux titres inscrits auprès de la commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP). Il est donc nécessaire de disposer d'un numéro CPPAP. Ces aides peuvent être directes (sous forme d'aides) ou indirectes (régime fiscal, social et postal spécifiques).

Aide du fonds stratégique pour le développement de la presse

Le fonds stratégique pour le développement de la presse soutient les sites de presse en ligne, les agences de presse, les publications quotidiennes ou hebdomadaires d'information politique et générale ou quotidiennes d'information sportive généraliste qui mènent :

  • des projets innovants en matière de mutation et modernisation industrielles ou de développement numérique,

  • des actions de rayonnement dans les pays francophones à faible pouvoir d'achat et où la pénétration de l'internet reste faible.

Pour les modalités de l'aide, voir Comment bénéficier des aides du fonds stratégique pour le développement de la presse ?

Aides à la diffusion

Aide à la modernisation des diffuseurs de presse

Les kiosquiers et diffuseurs de presse de petite superficie (30 m² maximum) peuvent bénéficier d'une subvention directe pour la rénovation du point de vente ou de la gestion informatique des produits de presse.

Son montant est de 40 % des dépenses dans la limite de 5 600 € pour la modernisation de l'espace de vente et 4 500 € pour l'informatique.

Une fois la subvention accordée, le diffuseur a un an pour réaliser les travaux.

Aide au portage

Les entreprises de presse peuvent obtenir une aide pour distribuer en France leurs publications d'information politique et générale au domicile des abonnés par portage, c'est-à-dire sans utiliser le transport de presse postal.

Cette aide de 0,30 € maximum par numéro porté est accordée pendant 3 ans pour les publications qui font l'objet d'au moins 50 éditions différentes par an.

L'aide est versée en deux sections ; l'une concerne les éditeurs de presse, la seconde les réseaux de portage pour compte de tiers.

Le calcul de l'aide est effectué sur la base de la progression entre le taux de portage enregistré la 3e année civile précédant celle de la demande d'aide et celui attendu l'année de la demande d'aide (pour une aide versée en 2015, il faut prendre en compte la différence d'exemplaires distribués par portage entre 2012 et 2015).

Le taux de portage est calculé en divisant le nombre total d'exemplaires portés :

  • pour les éditeurs de presse (1e section) par le nombre total d'exemplaires individuels portés et postés,

  • pour les réseaux de portage (2e section) par le nombre total d'exemplaires portés par le réseau de portage.

L'aide à l'exemplaire porté est déterminée, dans la limite de 0,08 € par exemplaire porté, en multipliant la progression du taux de portage exprimée en point de pourcentage :

  • pour la 1e section par 0,005 €,

  • pour la 2e section par 0,04 €.

L'aide est ensuite déterminée en multipliant l'aide à l'exemplaire porté par le nombre total d'exemplaires portés l'année précédant celle de la demande d'aide.

Par ailleurs, les publications éligibles à l'aide aux quotidiens d'information politique et générale à faibles ressources publicitaires ou de petites annonces bénéficient, pour la 1e section, d'une bonification attribuée en multipliant le nombre total d'exemplaires portés l'année précédant celle de la demande de l'aide par 0,17 € par exemplaire.

La demande doit être faite avant le 30 juin.

Aide à la distribution des quotidiens nationaux

Les éditeurs de titres nationaux d'information politique et générale, de langue française, peuvent obtenir une subvention pour :

  • les quotidiens paraissant au moins 5 fois par semaine et bénéficiant du certificat d'inscription délivré par la commission paritaire des publications et agences de presse,

  • les publications hebdomadaires imprimées sur papier journal pour au moins 90 % de leur surface et dont le prix de vente et la durée de présentation à la vente de chaque numéro sont comparables à ceux des quotidiens nationaux.

La subvention est basée sur le nombre d'exemplaires vendus au numéro. La demande d'aide, accompagnée de justificatifs (nombre d'exemplaires vendus notamment), doit être effectuée avant le 30 avril.

Aide au maintien du pluralisme

Afin de garantir le pluralisme de la presse en langue française, l'État accorde plusieurs aides aux éditeurs de presse :

  • aide aux quotidiens nationaux à faibles ressources publicitaires, qui peut bénéficier aux périodiques paraissant au moins 5 fois par semaine et à 250.000 exemplaires maximum, si leurs recettes publicitaires ne dépassent pas 25 % des recettes totales (cerfa n°13689*01 avant le 31 mai),

  • aide aux quotidiens régionaux à faibles ressources de petites annonces, qui concerne les titres régionaux, départementaux ou locaux, d'information générale, qui paraissent au moins 5 fois par semaine, dont les recettes provenant des petites annonces sont inférieures à 5 % ou à 15 % des recettes globales (cerfa n°12732*01 avant le 31 août) ,

  • aide à la presse hebdomadaire régionale (qui peut être publiée dans une langue régionale en usage en France), qui s'adresse aux hebdomadaires régionaux ou locaux d'information politique et générale, paraissant entre 1 et 3 fois par semaine, qui font l'objet d'au moins 50 éditions différentes par an, inscrits à la CPPAP (cerfa n°13346*01 avant le 30 avril).

Réductions fiscales et sociales

TVA à taux réduits

La presse écrite est soumise à 2 taux réduits de TVA :

  • 2,1 % sur les ventes de journaux, y compris les services de presse en ligne, détenant un n° de CPPAP (ou 1,5 % en Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion),

  • 10 % pour les travaux de composition et d'impression des périodiques,

  • 10 % concernant la transmission d'information par les agences de presse.

Exonération de cotisation foncière

Sont exonérées de la cotisation foncière (CFE), les éditeurs de périodiques, les messageries de presse, les services de presse en ligne reconnus, les agences de presse, les correspondants locaux de presse régionale et les vendeurs colporteurs.

Cotisations sociales

Les entreprises de presse bénéficient d'un abattement de 20 % sur les cotisations sociales dues sur les rémunérations versées aux journalistes.

En matière de déclaration de revenus, les journalistes peuvent appliquer une déduction forfaitaire de 30 % pour frais professionnels, dans la limite de 7 600 € par an.

Les journalistes correspondants locaux dont le revenu est situé en dessous de 15 % du plafond de la sécurité sociale ne sont pas tenus d'être affiliés aux régimes sociaux. Si leur revenu est compris entre 15 % et 25 % du plafond, ils doivent être affiliés, mais l'État prend en charge 50 % des cotisations sociales (maladie et vieillesse).

Les vendeurs-colporteurs de presse écrite et les porteurs de presse ont un régime dérogatoire du montant des cotisations de sécurité sociale, basé sur une assiette forfaitaire de 4 %.

Où s'adresser ?

    • Cabinet Deloitte Pour demander l'aide à la modernisation des diffuseurs de presse

      Le cabinet Deloitte a été chargé par le ministère de la culture de la gestion des aides à la presse écrite.

      Par téléphone : + 33 (0)1 40 88 43 94

      Par messagerie : frdiffuseurs@deloitte.fr

      Par courrier : 185, avenue Charles-de-Gaulle
      92524 Neuilly-sur-Seine Cedex

Références